Douleurs musculaires en périménopause et ménopause : pourquoi et que faire ?

Douleurs musculaires en périménopause et ménopause : pourquoi et que faire ?

Vous vous réveillez avec les jambes raides, les épaules tendues ou l’impression d’avoir fait du sport alors que vous n’avez fourni aucun effort particulier ? Vous ressentez des douleurs diffuses dans les bras, les cuisses, le dos ou le cou, sans toujours parvenir à en identifier la cause ?

Les douleurs musculaires en périménopause et à la ménopause sont rapportées par de nombreuses femmes. Elles peuvent se manifester dès le début de la transition hormonale, parfois avant même que les cycles menstruels deviennent franchement irréguliers.

Les hormones peuvent participer à leur apparition, mais elles ne sont pas la seule explication possible. Le sommeil, le stress, la sédentarité, la diminution progressive de la masse musculaire, une carence ou une maladie sans rapport avec la ménopause peuvent également intervenir.

Comment reconnaître ces douleurs ? Pourquoi apparaissent-elles parfois à cette période ? Que peut-on mettre en place pour préserver ses muscles et dans quelles situations faut-il consulter ?

Sommaire

  1. Les douleurs musculaires sont-elles fréquentes à la périménopause ?
  2. Comment se manifestent-elles ?
  3. Douleur musculaire ou douleur articulaire : comment les distinguer ?
  4. Pourquoi les muscles peuvent-ils devenir douloureux ?
  5. Quelles autres causes faut-il rechercher ?
  6. Que faire pour soulager les tensions et préserver sa mobilité ?
  7. Quelle place pour les compléments alimentaires ?
  8. Quand faut-il consulter ?
  9. À retenir

1. Les douleurs musculaires sont-elles fréquentes à la périménopause ?

Les douleurs musculosquelettiques regroupent les douleurs qui concernent les muscles, les articulations, les tendons, les ligaments et certaines structures voisines.

Elles semblent fréquentes au cours de la transition ménopausique. Une méta-analyse publiée en 2020, réunissant 16 études, a estimé qu’environ 71 % des femmes en périménopause rapportaient une forme de douleur musculosquelettique. Ce chiffre doit toutefois être interprété avec prudence : les études ne distinguaient pas toujours précisément les douleurs musculaires des douleurs articulaires.

La périménopause correspond à la période précédant la ménopause pendant laquelle les cycles et les concentrations hormonales deviennent plus irréguliers. La ménopause est, quant à elle, confirmée après douze mois consécutifs sans règles, en l’absence d’une autre cause.

Les douleurs peuvent donc commencer pendant la périménopause et se poursuivre après l’installation de la ménopause. Leur intensité et leur durée diffèrent cependant beaucoup d’une femme à l’autre.

2. Comment se manifestent les douleurs musculaires à la ménopause ?

Les manifestations décrites peuvent prendre plusieurs formes :

  • une raideur au réveil ou après être restée longtemps assise ;
  • des courbatures sans effort inhabituel ;
  • des tensions dans le cou, les épaules ou le haut du dos ;
  • une douleur diffuse dans les cuisses, les mollets ou les bras ;
  • des crampes, notamment la nuit ;
  • une sensation de muscles lourds ou fatigués ;
  • une récupération plus lente après une activité physique ;
  • une diminution de la force ou de l’endurance ;
  • une gêne qui semble se déplacer d’une zone à une autre.

Ces symptômes ne sont pas spécifiques de la ménopause. Leur apparition autour de 45 ou 50 ans ne signifie donc pas automatiquement qu’ils sont d’origine hormonale.

Il est utile d’observer leur localisation, leur durée, leur fréquence et les circonstances dans lesquelles ils apparaissent : le matin, après un effort, pendant la nuit, en période de stress ou après une longue journée passée en position assise.

3. Douleur musculaire ou douleur articulaire : comment les distinguer ?

La distinction n’est pas toujours évidente, car un muscle, un tendon et une articulation peuvent être douloureux dans une même région.

Une douleur musculaire est généralement ressentie dans une zone assez large et charnue. Elle peut être accentuée lorsque le muscle se contracte, s’étire ou lorsqu’on appuie dessus. Elle évoque parfois une courbature, une tension ou une sensation de brûlure.

Une douleur articulaire paraît plus précisément localisée autour d’une articulation : genou, hanche, épaule, coude, poignet ou doigts. Elle peut s’accompagner d’une raideur, d’une diminution de l’amplitude du mouvement, d’un gonflement ou de craquements.

Une douleur tendineuse apparaît fréquemment lors d’un geste particulier ou lorsque l’on sollicite la zone concernée. L’épaule, le coude, le tendon d’Achille et les insertions autour du genou peuvent notamment être concernés.

Cette distinction est importante : les mesures à adopter et les examens éventuellement nécessaires ne seront pas les mêmes selon l’origine de la douleur.

4. Pourquoi les muscles peuvent-ils devenir douloureux ?

Les variations hormonales

Pendant la périménopause, les concentrations d’œstrogènes fluctuent fortement avant de diminuer. Les récepteurs aux œstrogènes ne sont pas uniquement présents dans les organes reproducteurs : on en retrouve aussi dans les muscles, les os, les tendons et les tissus conjonctifs.

Les œstrogènes interviennent dans différents mécanismes liés au fonctionnement musculaire, au renouvellement des tissus et à la perception de la douleur. Leur diminution pourrait donc participer à l’apparition de raideurs, d’une récupération plus lente et de douleurs musculosquelettiques.

La relation n’est cependant pas entièrement élucidée. Les recherches montrent une association entre la transition ménopausique et l’augmentation des douleurs, mais elles ne permettent pas d’attribuer chaque douleur directement à la baisse des œstrogènes.

La diminution progressive de la masse musculaire

La masse musculaire tend naturellement à diminuer avec l’âge. Cette évolution peut être favorisée par la baisse de l’activité physique, un apport insuffisant en protéines ou certaines maladies.

À la ménopause, la composition corporelle peut également évoluer, avec une diminution de la masse maigre et une augmentation relative de la masse grasse. Des muscles moins sollicités perdent progressivement en force et tolèrent moins bien les efforts inhabituels.

Il peut alors s’installer un cercle peu favorable :

  1. le mouvement devient inconfortable ;
  2. on réduit son activité ;
  3. les muscles se déconditionnent ;
  4. le moindre effort paraît plus difficile ;
  5. les douleurs et la fatigue encouragent à bouger encore moins.

La solution n’est généralement pas l’immobilité, mais une reprise progressive et adaptée du mouvement.

Un sommeil moins réparateur

Les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, les réveils répétés ou l’anxiété peuvent fragmenter le sommeil.

Or le manque de sommeil réduit la récupération et peut augmenter la sensibilité à la douleur. Après plusieurs nuits difficiles, les muscles peuvent paraître plus tendus et les inconforts déjà présents devenir plus difficiles à supporter.

Des douleurs nocturnes peuvent, à leur tour, perturber le sommeil. Il est donc utile d’agir simultanément sur ces deux aspects.

Le stress et les tensions corporelles

En période de stress, certaines personnes contractent inconsciemment les épaules, la mâchoire, le cou ou le dos. Lorsque cette tension se prolonge, elle peut provoquer une fatigue musculaire et entretenir des douleurs.

La périménopause survient par ailleurs souvent pendant une période de vie particulièrement chargée : responsabilités professionnelles, enfants, parents vieillissants, troubles du sommeil ou changements personnels. Les hormones ne sont donc pas toujours seules en cause.

Une activité physique mal adaptée

La sédentarité peut fragiliser progressivement les muscles, mais une reprise trop rapide ou un entraînement excessif peuvent également provoquer des douleurs.

Augmenter brutalement la durée des séances, soulever des charges trop lourdes ou répéter un geste sans récupération suffisante expose aux courbatures importantes et aux blessures.

L’objectif est de progresser régulièrement, en tenant compte de son niveau de départ.

5. Quelles autres causes faut-il rechercher ?

Toutes les douleurs apparaissant autour de la ménopause ne sont pas causées par celle-ci.

Un professionnel de santé peut notamment rechercher :

  • un manque de vitamine D ou une autre carence nutritionnelle ;
  • un trouble de la thyroïde ;
  • une anémie ;
  • l’effet indésirable d’un médicament ;
  • une infection récente ;
  • une maladie inflammatoire ou rhumatologique ;
  • une tendinopathie, de l’arthrose ou une blessure ;
  • une fibromyalgie ;
  • un trouble veineux ou circulatoire ;
  • une affection neurologique ;
  • un sommeil très perturbé ou une apnée du sommeil.

Les douleurs ne doivent donc pas être banalisées lorsqu’elles persistent, s’intensifient ou s’accompagnent d’autres symptômes.

6. Que faire pour soulager les tensions et préserver sa mobilité ?

Continuer à bouger sans forcer

Lorsque les douleurs restent modérées et qu’aucune contre-indication médicale n’a été identifiée, une activité douce permet d’éviter que les muscles ne se raidissent davantage.

La marche, le vélo, la natation, les exercices de mobilité ou certains mouvements de yoga peuvent aider à remettre progressivement le corps en mouvement.

Il n’est pas nécessaire de rechercher immédiatement la performance. Commencer par dix ou quinze minutes régulières peut être plus réaliste qu’une longue séance occasionnelle.

Si un exercice provoque une douleur vive ou entraîne une aggravation durable, mieux vaut l’interrompre et demander conseil à un professionnel.

Ajouter progressivement du renforcement musculaire

La marche est bénéfique, mais elle ne sollicite pas tous les groupes musculaires avec la même intensité.

Des exercices contre résistance, réalisés avec le poids du corps, des bandes élastiques, des charges légères ou des appareils adaptés, contribuent au maintien de la force musculaire.

Les séances peuvent notamment cibler :

  • les cuisses et les fessiers ;
  • les mollets ;
  • le dos ;
  • les épaules et les bras ;
  • la ceinture abdominale.

Un kinésithérapeute ou un professionnel de l’activité physique adaptée peut proposer un programme personnalisé en cas de douleur, de blessure ancienne, d’ostéoporose ou de reprise après une longue période d’inactivité.

Éviter les longues périodes en position assise

Même lorsque l’on pratique une activité sportive, rester assise plusieurs heures sans interruption favorise les raideurs.

Quelques réflexes simples peuvent aider :

  • se lever toutes les 30 à 60 minutes ;
  • marcher quelques minutes ;
  • changer régulièrement de position ;
  • ajuster la hauteur de l’écran et du siège ;
  • relâcher volontairement les épaules et la mâchoire ;
  • effectuer quelques mouvements doux des chevilles, des hanches et du haut du dos.

Veiller à ses apports en protéines

Les protéines participent à la constitution et au renouvellement des tissus musculaires.

Une alimentation variée peut associer différentes sources :

  • poissons ;
  • œufs ;
  • viandes et volailles ;
  • produits laitiers ;
  • légumineuses ;
  • tofu et autres produits à base de soja ;
  • céréales complètes ;
  • fruits à coque.

Les besoins doivent être adaptés à l’âge, au niveau d’activité, à l’état de santé et à la fonction rénale. En cas de perte de poids involontaire, de fonte musculaire ou d’alimentation très restrictive, l’avis d’un médecin ou d’un diététicien est préférable.

Rechercher et corriger une éventuelle carence

Une carence en vitamine D peut notamment être associée à une faiblesse ou à des douleurs musculaires. Cela ne signifie pas qu’une supplémentation systématique soit nécessaire.

Un dosage biologique et un avis médical permettent de déterminer si un apport complémentaire est justifié. Il est déconseillé de multiplier les compléments à fortes doses sans avoir identifié un besoin réel.

Soigner la récupération

Le corps récupère mieux lorsque les périodes d’activité alternent avec de véritables temps de repos.

Essayez de :

  • conserver des horaires de sommeil relativement réguliers ;
  • dormir dans une chambre fraîche et calme ;
  • éviter les entraînements très intenses en fin de soirée ;
  • répartir les efforts physiques dans la semaine ;
  • reprendre progressivement après une période d’arrêt ;
  • vous hydrater régulièrement, notamment pendant et après l’effort.

Une douche chaude, une bouillotte ou un massage doux peuvent apporter un soulagement temporaire à certaines personnes. En présence d’une zone gonflée, rouge ou anormalement chaude, il faut en revanche demander un avis médical.

Tenir un carnet des douleurs

Pendant deux ou trois semaines, notez :

  • la zone douloureuse ;
  • l’intensité ressentie ;
  • le moment d’apparition ;
  • l’activité réalisée la veille ;
  • la qualité du sommeil ;
  • les autres symptômes ;
  • les médicaments ou compléments utilisés ;
  • l’évolution du cycle menstruel.

Ces informations pourront aider le médecin à différencier une douleur mécanique, musculaire, inflammatoire ou possiblement associée à la transition ménopausique.

7. Quelle place pour les compléments alimentaires ?

Un complément alimentaire ne permet pas de diagnostiquer, traiter ou faire disparaître une douleur musculaire dont la cause n’a pas été identifiée.

Il ne remplace ni une alimentation équilibrée, ni le renforcement musculaire, ni une consultation lorsque celle-ci est nécessaire.

Le choix d’un complément doit dépendre de sa composition, de son dosage, des besoins individuels et des éventuels traitements en cours. Certaines associations peuvent être déconseillées, notamment en cas de maladie chronique, de traitement anticoagulant ou avant une intervention chirurgicale.

Lorsque l’inconfort concerne surtout les articulations et la mobilité, il est important de distinguer le soutien nutritionnel des tissus d’une promesse de soulagement de la douleur.

Le Collagène marin Type II Nutrixielle associe des peptides de collagène marin Cartidyss® à de la vitamine C. La vitamine C contribue à la formation normale de collagène pour assurer la fonction normale des cartilages. Cette formule s’intègre dans une démarche globale associant alimentation variée, activité physique adaptée et suivi médical lorsque cela est nécessaire.

8. Quand faut-il consulter ?

Prenez rendez-vous avec un professionnel de santé lorsque les douleurs :

  • persistent pendant plusieurs semaines ;
  • deviennent progressivement plus intenses ;
  • perturbent le sommeil ou les activités quotidiennes ;
  • s’accompagnent d’une faiblesse musculaire ;
  • apparaissent après la prise d’un nouveau médicament ;
  • sont associées à une fatigue inhabituelle, de la fièvre ou une perte de poids ;
  • concernent une articulation gonflée, rouge ou chaude ;
  • surviennent fréquemment la nuit ;
  • ne s’améliorent pas malgré une adaptation de l’activité.

Une consultation urgente est nécessaire en cas de mollet soudainement douloureux et gonflé, en particulier s’il est chaud ou rouge. Une douleur thoracique, un essoufflement inhabituel, un malaise ou une faiblesse brutale d’un membre nécessitent également une prise en charge immédiate.

9. À retenir

Les douleurs musculaires peuvent apparaître dès la périménopause et se poursuivre après la ménopause. Les variations hormonales peuvent y contribuer, mais elles ne doivent pas devenir l’explication automatique de toutes les douleurs.

Le sommeil, le stress, la sédentarité, une reprise sportive trop rapide, la diminution de la masse musculaire, certains médicaments ou une autre affection peuvent également intervenir.

Une activité physique régulière, associant mouvement quotidien et renforcement progressif, une alimentation suffisamment riche en protéines et une récupération de qualité constituent les principaux leviers pour préserver la force et la mobilité.

Une douleur persistante, inhabituelle ou accompagnée d’autres symptômes mérite toujours un avis médical.

FAQ – Douleurs musculaires, périménopause et ménopause

Les douleurs musculaires peuvent-elles commencer avant l’arrêt des règles ?

Oui. Elles peuvent apparaître pendant la périménopause, alors que les règles sont encore présentes mais deviennent parfois irrégulières. Leur apparition ne suffit cependant pas à confirmer que la périménopause en est la cause.

Pourquoi ai-je mal aux jambes pendant la périménopause ?

Une douleur dans les jambes peut être musculaire, articulaire, nerveuse ou circulatoire. La fatigue, la sédentarité, l’activité physique, certaines carences ou les variations hormonales peuvent intervenir. Un mollet douloureux, gonflé, rouge ou chaud doit être évalué rapidement.

Pourquoi suis-je raide surtout le matin ?

L’immobilité nocturne, la qualité du sommeil, une tension musculaire ou une atteinte articulaire peuvent provoquer une raideur au réveil. Une raideur prolongée, accompagnée de gonflements ou de douleurs importantes, doit être signalée à un médecin.

La ménopause peut-elle provoquer des courbatures sans sport ?

Certaines femmes rapportent des sensations proches de courbatures pendant la transition ménopausique. Toutefois, des courbatures inexpliquées peuvent également être liées à une infection, un médicament, une carence ou une autre affection. Elles ne doivent pas systématiquement être attribuées aux hormones.

Le magnésium soulage-t-il les douleurs musculaires de la ménopause ?

Le magnésium contribue à une fonction musculaire normale, mais une supplémentation ne constitue pas un traitement général des douleurs de la ménopause. Elle est surtout pertinente lorsque les apports sont insuffisants ou qu’un besoin particulier a été identifié.

Faut-il arrêter le sport lorsqu’on a mal ?

Pas nécessairement. Une immobilité prolongée peut accentuer le déconditionnement et les raideurs. Il convient plutôt d’adapter l’intensité, d’éviter les mouvements douloureux et de reprendre progressivement. Une douleur vive, un gonflement ou une perte de force justifient toutefois un avis professionnel.

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Le traitement hormonal de la ménopause peut-il agir sur les douleurs ?

Certaines femmes constatent une évolution de leurs symptômes musculosquelettiques sous traitement hormonal, mais celui-ci n’est pas prescrit uniquement sur la présence de douleurs musculaires. Ses bénéfices, ses risques et ses contre-indications doivent être évalués individuellement avec un médecin.

Combien de temps les douleurs musculaires de la ménopause peuvent-elles durer ?

Il n’existe pas de durée unique. Elles peuvent être transitoires, varier selon les périodes ou persister lorsqu’un autre facteur les entretient. Des douleurs qui durent plusieurs semaines ou s’aggravent nécessitent une consultation.

Insomnie à la ménopause : pourquoi le sommeil change et que faire ?

Insomnie à la ménopause : pourquoi le sommeil change et que faire ?

Il est encore 3h du matin.
Encore une fois.

Vous vous êtes réveillée après une bouffée de chaleur, un rêve, une envie d’uriner ou sans raison apparente. Pourtant, quelques secondes plus tard, votre esprit s’active déjà : vous pensez à la journée qui vous attend, à ce que vous avez oublié de faire ou au nombre d’heures qu’il vous reste avant le réveil.

Plus vous essayez de vous rendormir, plus le sommeil semble s’éloigner.

L’insomnie à la ménopause et pendant la périménopause est fréquente. Elle peut prendre différentes formes : difficultés d’endormissement, réveils répétés, réveil trop matinal ou sensation de ne jamais récupérer vraiment.

Les changements hormonaux peuvent y contribuer. Toutefois, ils ne sont pas toujours seuls en cause. Les sueurs nocturnes, l’anxiété, les douleurs, les envies d’uriner, certains médicaments ou encore une apnée du sommeil peuvent également perturber les nuits.

Pourquoi le sommeil change-t-il à cette période ? Comment éviter que les mauvaises nuits ne s’installent durablement ? Et dans quelles situations faut-il consulter ?

Sommaire

  1. L’insomnie est-elle fréquente à la ménopause ?
  2. Comment reconnaître une véritable insomnie ?
  3. Pourquoi le sommeil se dérègle-t-il ?
  4. Pourquoi se réveille-t-on souvent vers 3 ou 4 heures ?
  5. Quels troubles peuvent être confondus avec l’insomnie ?
  6. Que faire pour retrouver un sommeil plus régulier ?
  7. Quels traitements peuvent être proposés ?
  8. Quelle place pour l’ashwagandha ?
  9. Quand faut-il consulter ?
  10. À retenir

1. L’insomnie est-elle fréquente à la ménopause ?

Les troubles du sommeil peuvent commencer pendant la périménopause, alors que les règles sont encore présentes mais deviennent progressivement irrégulières.

Selon les données rapportées par l’Assurance Maladie, entre 43 % et 69 % des femmes ménopausées déclarent des troubles du sommeil. Toutes ne présentent toutefois pas une véritable insomnie chronique.

Certaines femmes dorment moins bien pendant quelques semaines, notamment lors d’une période de stress ou de bouffées de chaleur particulièrement intenses. Chez d’autres, les difficultés se répètent et finissent par avoir un retentissement sur la journée.

Les manifestations les plus courantes sont :

  • un endormissement long ;
  • plusieurs réveils au cours de la nuit ;
  • des difficultés à se rendormir ;
  • un réveil définitif trop précoce ;
  • une impression de sommeil léger ;
  • une fatigue persistante au lever.

Parmi ces manifestations, les réveils nocturnes répétés semblent être les plus fréquemment rapportés pendant la ménopause.

2. Comment reconnaître une véritable insomnie ?

Passer une mauvaise nuit de temps en temps ne signifie pas que l’on souffre d’insomnie.

L’insomnie associe généralement une difficulté nocturne et des répercussions pendant la journée, alors même que les conditions permettant de dormir sont réunies.

Ainsi, elle peut entraîner :

  • de la fatigue ou un manque d’énergie ;
  • une irritabilité inhabituelle ;
  • des difficultés de concentration ;
  • des oublis ou une impression de brouillard mental ;
  • une baisse de vigilance ;
  • des maux de tête ;
  • une diminution de la motivation.

On parle d’insomnie chronique lorsque les troubles surviennent au moins trois nuits par semaine et persistent depuis plus de trois mois.

Néanmoins, il n’est pas nécessaire d’attendre trois mois pour en parler à son médecin. Une prise en charge précoce peut éviter que la peur de ne pas dormir et certaines habitudes compensatoires n’entretiennent le problème.

3. Pourquoi le sommeil se dérègle-t-il à la ménopause ?

Il n’existe pas une seule cause à l’insomnie de la ménopause. Le plus souvent, plusieurs facteurs se combinent.

Les variations hormonales

Pendant la périménopause, les concentrations d’œstrogènes et de progestérone deviennent plus irrégulières avant de diminuer.

Ces changements peuvent interagir avec les mécanismes qui régulent la température corporelle, l’humeur et le cycle veille-sommeil. Cependant, ils ne provoquent pas systématiquement une insomnie.

Deux femmes du même âge et au même stade de la ménopause peuvent donc avoir des nuits très différentes.

Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes

Une bouffée de chaleur nocturne peut provoquer une sensation soudaine de chaleur, des sueurs, des palpitations, puis parfois des frissons.

Elle peut réveiller complètement, obliger à changer de vêtement ou de linge et rendre le retour au sommeil difficile. Lorsque ces épisodes se répètent, le sommeil devient plus fragmenté et moins réparateur.

Par ailleurs, l’anticipation d’une nouvelle bouffée de chaleur peut elle-même créer une tension au moment du coucher.

L’anxiété et les ruminations

Le calme de la nuit laisse parfois davantage de place aux pensées.

Travail, responsabilités familiales, changements corporels, parents vieillissants ou départ des enfants : la transition ménopausique survient souvent pendant une période de vie déjà très chargée.

Lorsqu’une femme se réveille, son esprit peut alors se mettre à dresser la liste de tout ce qu’elle doit faire. Elle regarde l’heure, calcule le temps qu’il lui reste à dormir et s’inquiète déjà de la fatigue du lendemain.

Cette inquiétude augmente l’état d’éveil et rend le rendormissement plus difficile.

Les douleurs et les inconforts corporels

Des douleurs musculaires ou articulaires, une gêne au niveau du dos, des impatiences dans les jambes ou une position devenue inconfortable peuvent provoquer des micro-réveils.

De même, la sécheresse vaginale, les irritations intimes ou les envies fréquentes d’uriner peuvent fragmenter la nuit.

Dans ce cas, agir uniquement sur le sommeil ne suffit pas toujours. Il faut également rechercher et prendre en charge l’inconfort qui provoque les réveils.

L’évolution du sommeil avec l’âge

Le sommeil évolue naturellement au fil des années. Il peut devenir un peu plus léger et comporter davantage de courts réveils.

Cependant, il ne faut pas tout attribuer à l’âge. À la ménopause, les bouffées de chaleur, l’anxiété, les douleurs ou les troubles respiratoires peuvent jouer un rôle plus important que le vieillissement lui-même.

4. Pourquoi se réveille-t-on souvent vers 3 ou 4 heures du matin ?

Le réveil au milieu ou en fin de nuit est fréquent, mais il ne correspond pas automatiquement à un dérèglement du cortisol.

Au cours d’une nuit normale, nous alternons plusieurs cycles de sommeil. De brefs éveils surviennent naturellement entre ces cycles. Le plus souvent, nous n’en gardons aucun souvenir.

En revanche, un éveil peut devenir complet lorsqu’il est accompagné :

  • d’une bouffée de chaleur ;
    ;
  • d’une envie d’uriner ;
  • d’un bruit ;
  • d’une douleur ;
  • d’une inquiétude ;
  • d’une difficulté respiratoire.

Comme le sommeil est généralement plus léger en seconde partie de nuit, les réveils peuvent y être plus facilement perçus.

Par ailleurs, lorsque l’on se réveille plusieurs nuits de suite à la même heure, le cerveau peut finir par anticiper ce moment. Regarder immédiatement le réveil renforce souvent cette association.

Il est donc préférable d’éviter de vérifier l’heure à chaque réveil.

5. Quels troubles peuvent être confondus avec l’insomnie ?

L’insomnie peut être un trouble à part entière, mais elle peut aussi révéler une autre difficulté.

L’apnée du sommeil

Après la ménopause, le risque de syndrome d’apnées obstructives du sommeil augmente.

Contrairement aux idées reçues, une femme souffrant d’apnée du sommeil ne présente pas toujours des ronflements très sonores. Les signes peuvent être plus discrets :

  • fatigue persistante ;
  • sommeil non réparateur ;
  • réveils fréquents ;
  • maux de tête au lever ;
  • difficultés de concentration ;
  • envies répétées d’uriner pendant la nuit ;
  • somnolence ou baisse de vigilance dans la journée.

Un ronflement, des pauses respiratoires observées par le conjoint ou une sensation d’étouffement nocturne doivent également être signalés au médecin.

Le syndrome des jambes sans repos

Ce trouble provoque un besoin difficile à contrôler de bouger les jambes, généralement accompagné de sensations désagréables.

Les symptômes apparaissent surtout au repos, le soir ou pendant la nuit. Ils s’améliorent temporairement lorsque l’on marche ou que l’on bouge les jambes.

Le syndrome des jambes sans repos peut être favorisé par une carence en fer ou certains médicaments. Un bilan médical peut donc être nécessaire.

Un trouble anxieux ou dépressif

L’anxiété, la dépression et l’insomnie s’entretiennent parfois mutuellement.

Une perte d’intérêt, une tristesse persistante, une anxiété difficile à contrôler, des crises d’angoisse ou un réveil très précoce accompagné de pensées sombres justifient un avis médical.

Les médicaments et les excitants

Certains traitements peuvent perturber le sommeil. Il peut notamment s’agir de médicaments stimulants, de corticoïdes ou de certains traitements pris trop tard dans la journée.

De plus, le café, le thé, les boissons énergisantes, la nicotine et l’alcool peuvent rendre le sommeil plus léger.

L’alcool donne parfois l’impression d’aider à s’endormir. Pourtant, il fragmente la seconde partie de la nuit et peut aggraver les ronflements ou les apnées du sommeil.

6. Que faire pour retrouver un sommeil plus régulier ?

Lorsqu’on dort mal, la première réaction consiste souvent à chercher à « rattraper » son sommeil. Pourtant, passer beaucoup plus de temps au lit, se coucher très tôt ou multiplier les siestes peut réduire la pression naturelle de sommeil.

Quelques ajustements peuvent aider à retrouver des repères plus stables.

Conserver une heure de lever régulière

L’heure du lever est l’un des principaux repères de l’horloge biologique.

Essayez donc de vous lever à une heure relativement régulière, y compris après une mauvaise nuit. Les grasses matinées très longues peuvent décaler le sommeil de la nuit suivante.

En revanche, il n’est pas nécessaire de se coucher à heure fixe si le sommeil n’est pas présent. Attendez de ressentir de véritables signes de somnolence : bâillements, paupières lourdes ou difficulté à maintenir l’attention.

S’exposer à la lumière le matin

La lumière naturelle matinale aide l’organisme à synchroniser son rythme veille-sommeil.

Dans la mesure du possible :

  • ouvrez les volets dès le réveil ;
  • prenez votre petit-déjeuner dans une pièce lumineuse ;
  • marchez quelques minutes à l’extérieur ;
  • évitez de passer toute la matinée dans une lumière faible.

À l’inverse, une lumière très forte et l’utilisation intensive des écrans tard le soir peuvent retarder l’endormissement chez certaines personnes.

Créer une chambre adaptée aux sueurs nocturnes

Une chambre fraîche, silencieuse et sombre facilite généralement le sommeil.

En cas de sueurs nocturnes, prévoyez des vêtements légers et respirants. Vous pouvez également utiliser plusieurs couches de linge de lit fines, plus faciles à retirer qu’une couette très chaude.

Gardez éventuellement un vêtement de rechange à proximité afin d’éviter de chercher longtemps dans la lumière en pleine nuit.

Revoir la consommation de caféine et d’alcool

La sensibilité à la caféine varie beaucoup d’une personne à l’autre. Chez certaines femmes, un café pris en début d’après-midi suffit à retarder l’endormissement.

Si vous avez des difficultés à dormir, observez l’effet :

  • du café ;
  • du thé ;
  • des boissons au cola ;
  • du chocolat en quantité importante ;
  • des boissons énergisantes.

Vous pouvez tester une diminution progressive, notamment après le déjeuner.

Quant à l’alcool, il vaut mieux éviter de l’utiliser comme aide au sommeil. Même lorsqu’il accélère l’endormissement, il altère souvent la qualité de la seconde partie de nuit.

Bouger régulièrement

Une activité physique régulière peut améliorer le bien-être général, réduire le stress et contribuer à une meilleure qualité de sommeil.

La marche, la natation, le vélo, le yoga ou le renforcement musculaire sont autant de possibilités. Le choix dépend avant tout de votre condition physique et de vos préférences.

En revanche, un entraînement très intense juste avant le coucher peut maintenir certaines personnes en éveil. Dans ce cas, mieux vaut le programmer plus tôt.

Réserver le lit au sommeil

Lorsque le lit devient le lieu où l’on travaille, regarde des séries, répond à ses messages et s’inquiète de ne pas dormir, le cerveau l’associe moins clairement au sommeil.

Essayez autant que possible de réserver le lit au sommeil et à l’intimité.

Si vous restez éveillée longtemps et que l’agacement monte, levez-vous quelques instants. Installez-vous dans un endroit calme, avec une lumière douce, et choisissez une activité peu stimulante.

Retournez au lit lorsque la somnolence revient, sans surveiller chaque minute passée.

Préparer le cerveau à ralentir

Une transition entre la journée et la nuit peut faciliter l’endormissement.

Vous pouvez, par exemple :

  1. noter les tâches du lendemain ;
  2. préparer ce dont vous aurez besoin le matin ;
  3. réduire progressivement la lumière ;
  4. choisir une activité calme ;
  5. effectuer quelques respirations lentes.

Écrire ses préoccupations avant le coucher permet parfois de ne pas les emporter mentalement dans le lit.

Tenir un agenda du sommeil

Un agenda du sommeil permet d’observer les habitudes sur une ou deux semaines.

Notez notamment :

  • les heures de coucher et de lever ;
  • le temps approximatif nécessaire pour vous endormir ;
  • le nombre de réveils ;
  • les bouffées de chaleur ;
  • les siestes ;
  • la consommation de café ou d’alcool ;
  • la qualité perçue de la nuit ;
  • votre énergie pendant la journée.

Il n’est pas nécessaire de mesurer chaque minute. L’objectif est de repérer une tendance et de fournir des informations utiles au professionnel de santé.

7. Quels traitements peuvent être proposés ?

Le traitement dépend de la cause et de la durée de l’insomnie.

La thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie

La thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie, ou TCC-I, constitue le traitement de référence de l’insomnie chronique.

Elle ne consiste pas simplement à recevoir quelques conseils pour mieux dormir. Elle aide à modifier les comportements et les pensées qui entretiennent l’insomnie.

Elle peut notamment comprendre :

  • une meilleure compréhension du fonctionnement du sommeil ;
  • le contrôle des stimuli ;
  • l’ajustement du temps passé au lit ;
  • un travail sur la peur de ne pas dormir ;
  • des techniques de relaxation ;
  • la restructuration de certaines pensées anxieuses.

Des études menées auprès de femmes ménopausées montrent une amélioration de la qualité du sommeil et une diminution de la sévérité de l’insomnie.

La prise en charge des symptômes de la ménopause

Lorsque les réveils sont principalement provoqués par des bouffées de chaleur ou des sueurs nocturnes, le médecin peut proposer une prise en charge ciblée de ces symptômes.

Le traitement hormonal de la ménopause peut être envisagé chez certaines femmes, après une évaluation individuelle de ses bénéfices, de ses risques et de ses contre-indications.

Il ne convient pas à toutes les situations et ne doit pas être commencé sans avis médical.

Les médicaments du sommeil

Les somnifères ne constituent généralement pas la première réponse à une insomnie chronique.

Lorsqu’un traitement médicamenteux est nécessaire, il doit être choisi avec le médecin en fonction du type d’insomnie, des autres traitements et de l’état de santé. Certains médicaments sont réservés à une utilisation ponctuelle et de courte durée.

Il est déconseillé de prolonger ou d’interrompre brutalement un somnifère sans avis médical.

La mélatonine et les produits à base de plantes

La mélatonine et les préparations végétales ne sont pas adaptées à toutes les formes d’insomnie. Leur intérêt dépend notamment de l’âge, du rythme de sommeil, des traitements associés et de la cause des réveils.

Par ailleurs, « naturel » ne signifie pas dépourvu de contre-indications ou d’interactions. Demandez conseil à un médecin ou à un pharmacien, en particulier si vous prenez déjà un traitement.

8. Quelle place pour l’ashwagandha ?

L’ashwagandha est une plante traditionnellement utilisée dans les approches liées au stress et à la relaxation.

Elle peut être envisagée dans une démarche globale lorsque les difficultés de sommeil sont associées à une période de tension ou de stress. Cependant, elle ne constitue pas un traitement de l’insomnie chronique et ne doit pas retarder la recherche d’une autre cause.

L’Ashwagandha Nutrixielle apporte 500 mg de racine pour deux gélules. Sa formule courte et fabriquée en France peut accompagner une routine consacrée à l’équilibre mental, à la relaxation et au sommeil.

Son utilisation nécessite certaines précautions. Elle est notamment déconseillée pendant la grossesse et l’allaitement. Un avis professionnel est recommandé en cas de problème thyroïdien, de maladie auto-immune, de traitement sédatif ou de prise régulière de médicaments.

9. Quand faut-il consulter ?

Parlez-en à votre médecin lorsque les troubles :

  • surviennent plusieurs fois par semaine ;
  • persistent malgré l’amélioration des habitudes de sommeil ;
  • ont un retentissement important sur votre travail ou votre quotidien ;
  • s’accompagnent d’une forte anxiété ou d’une baisse de moral ;
  • provoquent une somnolence ou une baisse de vigilance dans la journée ;
  • apparaissent après le début ou la modification d’un traitement ;
  • sont associés à des douleurs, des palpitations ou des envies fréquentes d’uriner.

Une consultation est également recommandée en cas de ronflements importants, de pauses respiratoires, de suffocations nocturnes ou de maux de tête répétés au réveil.

Enfin, une somnolence au volant doit être prise très au sérieux. Si vous sentez votre vigilance diminuer, ne poursuivez pas votre trajet.

10. À retenir

L’insomnie peut apparaître dès la périménopause et se poursuivre après la ménopause. Les variations hormonales peuvent fragiliser le sommeil, notamment par l’intermédiaire des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes.

Cependant, les hormones ne sont pas toujours seules responsables. L’anxiété, les douleurs, les envies d’uriner, certains médicaments, le syndrome des jambes sans repos ou l’apnée du sommeil doivent également être envisagés.

Des horaires plus réguliers, une exposition à la lumière le matin, une activité physique adaptée et une meilleure gestion du temps passé au lit peuvent aider.

Lorsque l’insomnie devient chronique, la thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie représente la prise en charge de référence. Une consultation permet également d’identifier et de traiter les facteurs qui entretiennent les réveils.

❓ FAQ - Insomnie et ménopause

Pourquoi la ménopause provoque-t-elle des insomnies ?

Les variations hormonales peuvent modifier la régulation de la température, favoriser les bouffées de chaleur et interagir avec l’humeur. Néanmoins, l’insomnie résulte souvent de plusieurs facteurs : stress, douleurs, envies d’uriner ou autre trouble du sommeil.

Pourquoi est-ce que je me réveille toutes les nuits à 3 heures ?

Le sommeil devient plus léger en seconde partie de nuit et de courts éveils se produisent naturellement entre les cycles. Une bouffée de chaleur, une douleur, une envie d’uriner ou une inquiétude peut transformer un bref éveil en réveil prolongé. Il n’est pas possible d’attribuer systématiquement ce phénomène au cortisol.

Combien de temps les troubles du sommeil de la ménopause durent-ils ?

La durée varie considérablement. Ils peuvent accompagner une période de bouffées de chaleur puis s’atténuer, ou devenir chroniques lorsque d’autres facteurs les entretiennent. Des troubles présents au moins trois nuits par semaine pendant plus de trois mois correspondent à une insomnie chronique.

Que faire quand je me réveille en pleine nuit ?

Évitez de regarder constamment l’heure ou votre téléphone. Si le sommeil ne revient pas et que la tension augmente, levez-vous momentanément, restez dans une lumière douce et choisissez une activité calme. Retournez au lit lorsque la somnolence réapparaît.

Les siestes sont-elles déconseillées ?

Une sieste courte peut être utile après une mauvaise nuit. En revanche, une sieste longue ou tardive peut diminuer la pression de sommeil et compliquer l’endormissement du soir. Observez son effet sur vos nuits.

L’ashwagandha peut-elle remplacer un somnifère ?

Non. L’ashwagandha n’est pas un médicament contre l’insomnie et ne remplace pas un traitement prescrit. Elle peut accompagner une routine de relaxation lorsque le stress perturbe le sommeil, sous réserve de respecter ses précautions d’emploi.

La mélatonine est-elle recommandée à la ménopause ?

Elle n’est pas automatiquement indiquée. Son intérêt dépend du type de trouble, de l’âge, du rythme veille-sommeil et des traitements en cours. Un conseil médical ou pharmaceutique est préférable avant son utilisation.

Comment savoir si je souffre d’apnée du sommeil ?

Des ronflements, des pauses respiratoires, des suffocations nocturnes, des maux de tête matinaux, des envies fréquentes d’uriner ou une fatigue persistante peuvent la faire suspecter. Chez la femme, les signes sont parfois discrets. Seul un bilan du sommeil permet de poser le diagnostic.

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