Ashwagandha : booster naturel de testostérone ?

Ashwagandha : booster naturel de testostérone ?

Ashwagandha et testostérone : ce que dit la science

L’ashwagandha (Withania somnifera), plante adaptogène utilisée depuis des siècles en Ayurveda, suscite aujourd’hui un intérêt croissant pour ses effets potentiels sur la vitalité masculine, notamment via son action sur le stress et la testostérone.

Chez Nutrixielle, notre formule pure contient 500 mg de poudre de racine d’ashwagandha pour 2 gélules, une dose en phase avec les usages traditionnels et scientifiques. Voici ce que disent les recherches sérieuses sur cette plante fascinante.

Des effets mesurables sur la testostérone

✅ Chez les hommes adultes en bonne santé

Dans une étude randomisée en double aveugle (Lopresti et al., 2019), des hommes de 40 à 70 ans ont pris un extrait d’ashwagandha (240 mg/j) pendant 16 semaines. Résultats :

  • +15 % de testostérone en moyenne
  • +18 % de DHEA, précurseur hormonal clé

✅ Chez les hommes stressés ou fatigués

Dans une autre étude (Chandrasekhar et al., 2012), des hommes stressés ont pris 300 mg d'extrait deux fois par jour pendant 60 jours. Ils ont montré :

  • Une réduction significative du cortisol (jusqu’à −27 %)
  • Une augmentation notable du taux de testostérone

✅ Chez les hommes infertiles

Un essai clínique (Ahmad et al., 2010) a montré que 5 g/j de poudre de racine d’ashwagandha pendant 90 jours :

  • Augmentait la concentration et la motilité des spermatozoïdes
  • Améliorait les taux de testostérone

✅ Chez les sportifs

Dans une étude de Wankhede et al. (2015), des hommes suivant un programme de musculation ont pris 600 mg/j d'extrait pendant 8 semaines. Par rapport au groupe placebo, ils ont eu :

  • Une testostérone nettement plus élevée
  • Une augmentation significative de la force musculaire et de la récupération

Découvrez notre Ashwagandha Nutrixielle — 500 mg de racine pure, dosage en phase avec la tradition ayurvédique.

 

Comment l’ashwagandha agit-il ?

L’effet sur la testostérone semble multi-factoriel :

  1. Réduction du cortisol : en abaissant le taux de cortisol, l’ashwagandha libère les précurseurs hormonaux nécessaires à la production de testostérone.
  2. Stimulation de la LH (hormone lutéinisante) : elle favorise la synthèse naturelle de testostérone par les testicules (Andrade et al., 2000).
  3. Effet antioxydant : l’ashwagandha protège les cellules testiculaires contre le stress oxydatif, environnement favorable à la production hormonale (Bhattacharya et al., 2001).
  4. Régulation de l’axe HPA (hypothalamo-hypophyso-surrénalien) : elle contribue à un meilleur équilibre hormonal général.

Dosage et durée

Les études cliniques utilisent généralement entre 300 mg et 600 mg d’extrait par jour. La formule Nutrixielle contient 500 mg de poudre de racine pour 2 gélules — une base solide pour un usage sécurisé et progressif.

La durée recommandée est de 8 à 12 semaines, suivie d’une pause. Des effets secondaires sont rares, mais on recommande de demander un avis médical en cas de pathologie, de médicaments ou de grossesse.

En conclusion

L’ashwagandha est une plante sérieusement étudiée, aux effets modestes mais réels sur la testostérone, surtout dans les contextes de stress, de fatigue ou de déclin hormonal. Associée à un mode de vie actif et à une bonne hygiène de vie, elle peut contribuer à améliorer la vitalité masculine.


Sources :

FAQ - Foire Aux Questions - Ashwagandha

FAQ - L’ashwagandha augmente-t-elle vraiment la testostérone ?

Oui. Plusieurs essais cliniques montrent une augmentation modérée mais significative de la testostérone, notamment chez les hommes stressés, fatigués, sportifs ou en déclin hormonal. L’effet est principalement lié à la baisse du cortisol, à la stimulation de la LH et à l’amélioration du stress oxydatif.

FAQ - Quel est le meilleur dosage d’ashwagandha pour soutenir la testostérone ?

Les études les plus solides utilisent 300 à 600 mg d’extrait par jour, généralement standardisé en withanolides. Les résultats apparaissent entre 8 et 12 semaines. La formule Nutrixielle propose 500 mg de racine pure, dose traditionnelle et sécurisée.

FAQ - Quel est le meilleur moment de la journée pour prendre l’ashwagandha ?

L’ashwagandha peut être prise le matin ou le soir, selon l’objectif recherché :

  • Pour l’énergie et la vitalité → le matin avec le petit-déjeuner

  • Pour réduire le stress et favoriser le sommeil → le soir, 1 heure avant le coucher

  • Pour la testostérone et les performances sportives → de préférence après le repas, pour une meilleure absorption des withanolides

L’essentiel est de la prendre à heure fixe, tous les jours.
La formule Nutrixielle (500 mg de racine pure) peut être prise en 1 ou 2 gélules, selon la sensibilité.

FAQ - Combien de temps faut-il pour ressentir les effets de l’ashwagandha ?

Cela dépend du contexte :

  • Stress, sommeil, anxiété légère → 7 à 14 jours

  • Énergie, récupération physique → 2 à 4 semaines

  • Testostérone, performances sportives, vitalité masculine → 6 à 12 semaines

  • Fertilité masculine → 8 à 12 semaines, selon les essais cliniques

L’ashwagandha agit progressivement, car elle équilibre l’axe hormonal plutôt que de forcer la production hormonale.

La cure recommandée est de 8 à 12 semaines, suivie d’une pause de 2 semaines.

FAQ - Ashwagandha ou tribulus : lequel est le plus efficace pour la testostérone ?

Le tribulus n’a pas d’effet démontré sur la testostérone chez les hommes en bonne santé. L’ashwagandha, en revanche, possède plusieurs études cliniques solides montrant des effets mesurables. C’est aujourd’hui l’un des rares adaptogènes validés scientifiquement.

FAQ - Peut-on combiner l’ashwagandha avec d’autres compléments ?

Oui, l’ashwagandha agit très bien en synergie avec :

  • le magnésium (réduit les tensions nerveuses)

  • le Coenzyme Q10 (énergie cellulaire & vitalité)
    Pour soutenir l’énergie cellulaire, le Coenzyme Q10 complète parfaitement l’ashwagandha.

  • les Oméga-3 (réduction de l’inflammation & équilibre hormonal)
    Les Oméga-3 contribuent au bon équilibre hormonal, utile en complément de l’ashwagandha.

  • le collagène type II (si la fatigue est liée à des douleurs articulaires)
    En cas de fatigue liée aux douleurs articulaires, notre collagène type II peut compléter efficacement une cure d’ashwagandha.

Cette combinaison maximise les effets sur le stress, le sommeil, l’énergie et la performance masculine.

Nuits agitées, insomnies récurrentes ?

Nuits agitées, insomnies récurrentes ?

 

Vous tournez en rond la nuit ?

L’Ashwagandha aide à apaiser le mental.

 

Il est 3h12 du matin. Vous êtes allongée, les yeux grands ouverts, les pensées tourbillonnent, et le sommeil semble s’éloigner à mesure que vous le poursuivez. Si cette scène vous est familière, sachez que vous n’êtes pas seule. Le stress, la charge mentale, les tensions accumulées… tout cela peut perturber votre sommeil et nuire à votre équilibre global. Heureusement, la nature a parfois des solutions subtiles, puissantes et éprouvées. C’est le cas de l’Ashwagandha, une plante millénaire au cœur de la médecine ayurvédique.

Une racine ancestrale pour une vie moderne

L’Ashwagandha (Withania somnifera) est bien plus qu’une simple plante : elle est classée parmi les plantes adaptogènes, reconnues pour leur capacité à aider le corps à s’adapter au stress, aussi bien physique que mental. Cette propriété est précieuse dans un monde où les sollicitations permanentes fatiguent nos nerfs aussi sûrement que nos muscles.

Son nom sanskrit évoque la force du cheval, et sa promesse est tout aussi évocatrice : retrouver son énergie vitale tout en cultivant la sérénité.

Le lien entre stress, fatigue et insomnie

Le stress chronique est aujourd’hui l’un des premiers facteurs de troubles du sommeil. En favorisant la production de cortisol – l’hormone du stress – il peut désynchroniser notre horloge biologique et nous maintenir dans un état d’alerte permanent.

C’est ici que l’Ashwagandha entre en scène :

Elle contribue à réduire l’agitation mentale grâce à son action régulatrice sur le système nerveux.
Elle soutient l’adaptation de l’organisme aux périodes de tension, limitant ainsi les effets du stress prolongé.
Elle favorise une relaxation naturelle, sans accoutumance, ni effet secondaire notable.

Résultat : un esprit apaisé, plus propice à l’endormissement et à un sommeil réparateur.

Un soutien naturel à l’endormissement… sans somnolence

Contrairement aux somnifères qui "forcent" le sommeil, l’Ashwagandha crée les conditions propices à l’endormissement : une baisse de la nervosité, une meilleure gestion des émotions, et un retour à un rythme naturel.

Elle est d’autant plus utile en période de surcharge mentale, lorsque les préoccupations du quotidien s’invitent dans nos nuits.

Pourquoi les femmes l’apprécient tout particulièrement

Les femmes, souvent en première ligne face à la charge mentale, aux responsabilités multiples, et aux variations hormonales, trouvent dans l’Ashwagandha un allié précieux pour maintenir leur équilibre. Elle est traditionnellement utilisée pour accompagner :

  • Les périodes de fatigue passagère
  • Les cycles de stress émotionnel
  • Les phases de transition hormonale (prémenstruelles, post-accouchement, préménopause…)

Un soutien doux, mais profondément efficace pour retrouver clarté mentale et vitalité.

Ashwagandha Nutrixielle : l’équilibre au quotidien

Chez Nutrixielle, nous avons formulé notre Ashwagandha en veillant à la qualité, à la naturalité et à la pertinence du dosage. Chaque gélule contient une concentration optimale, pensée pour un usage régulier, dans le respect de l’organisme.

Plante 100% naturelle
Sans additifs inutiles
Fabrication française
Formule adaptée aux femmes actives
Qualité contrôlée et traçabilité rigoureuse

L’Ashwagandha Nutrixielle s’intègre facilement dans une routine bien-être, qu’elle soit orientée vers la détente, la performance physique ou l’équilibre émotionnel.

À qui s’adresse l’Ashwagandha ?

  • À celles et ceux qui peinent à déconnecter mentalement le soir
  • Aux personnes soumises à un stress prolongé ou une surcharge mentale
  • À celles en quête d’un équilibre hormonal naturel
  • Aux sportifs souhaitant améliorer leur récupération physique et nerveuse
  • À tous ceux qui souhaitent reprendre le contrôle de leur bien-être

 

Ce que dit la science

Une étude clinique rigoureuse a démontré l'efficacité de l’extrait de racine d’Ashwagandha dans la gestion du stress et l'amélioration de la qualité du sommeil. Les participants ayant consommé cette plante adaptogène ont vu leur niveau de cortisol baisser significativement, tout en ressentant une amélioration notable de leur bien-être général :

Chandrasekhar K, Kapoor J, Anishetty S.
A prospective, randomized double-blind, placebo-controlled study of safety and efficacy of a high-concentration full-spectrum extract of Ashwagandha root in reducing stress and anxiety in adults.
Indian Journal of Psychological Medicine. 2012;34(3):255–62.
Lire l’étude complète

 

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Découvrez notre formule exclusive, pensée pour l’équilibre mental, la sérénité et la vitalité :

Accéder à la fiche produit Ashwagandha Nutrixielle

 

L’huile d’olive et la longévité : ce que nous apprend la science épigénétique

L’huile d’olive et la longévité : ce que nous apprend la science épigénétique

L'huile d'olive est depuis longtemps au cœur des régimes alimentaires les plus sains, notamment le régime méditerranéen, reconnu pour ses effets protecteurs sur le cœur et la longévité. Récemment, les recherches en épigénétique, notamment celles menées par le professeur David Sinclair, ont mis en lumière des mécanismes fascinants expliquant pourquoi cette huile précieuse peut influencer positivement notre santé et ralentir le vieillissement.

 

L'épigénétique et le vieillissement

L'épigénétique est l'étude des modifications de l'expression des gènes qui ne sont pas dues à des altérations du code génétique lui-même. Selon David Sinclair, le vieillissement résulte en grande partie d'une perte progressive de l'information épigénétique, c'est-à-dire de la capacité des cellules à lire correctement leurs instructions génétiques. Cette dérégulation peut conduire à des maladies chroniques, une diminution de l'énergie cellulaire et une augmentation de l'inflammation.

L'huile d'olive, riche en polyphénols et en acides gras mono-insaturés, joue un rôle clé dans la protection de notre information épigénétique en agissant sur plusieurs mécanismes biologiques favorisant la longévité.

Les bienfaits épigénétiques de l'huile d'olive

  • Activation des sirtuines, les enzymes de la longévité
    David Sinclair a largement étudié le rôle des sirtuines, des enzymes qui régulent le vieillissement en maintenant la stabilité de l'information épigénétique. Les polyphénols présents dans l'huile d'olive, notamment l'oleuropéine et l'hydroxytyrosol, stimulent l'activité des sirtuines, aidant ainsi à réduire l'inflammation et à prolonger la durée de vie cellulaire.
  • Réduction du stress oxydatif
    Le stress oxydatif est l'un des facteurs majeurs du vieillissement. L'huile d'olive est une source exceptionnelle d'antioxydants, qui neutralisent les radicaux libres et protègent l'ADN contre les dommages, préservant ainsi la stabilité épigénétique.
  • Amélioration de la fonction mitochondriale
    Les mitochondries sont les centrales énergétiques de nos cellules. Avec l'âge, leur fonctionnement décline, contribuant à la fatigue et aux maladies chroniques. Les acides gras mono-insaturés de l'huile d'olive améliorent la performance mitochondriale, favorisant ainsi une meilleure production d'énergie et une réduction du vieillissement cellulaire.

 

  • Effets anti-inflammatoires
    L'inflammation chronique est l'un des principaux moteurs du vieillissement et des maladies associées. L'oleocanthal, un composé phénolique de l'huile d'olive, possède des propriétés anti-inflammatoires comparables à celles de l'ibuprofène, contribuant à réduire les réactions inflammatoires dans l'organisme.

Comment intégrer l'huile d'olive dans son alimentation pour maximiser ses bienfaits ?

  • Utilisation quotidienne : Privilégiez une huile d'olive extra-vierge de qualité, comme l’Olio Iolanda, produite artisanalement en Sicile par Sergio Caselli (découvrir ici). Son goût authentique et sa richesse en polyphénols en font un excellent choix pour assaisonner vos plats, vos légumes ou vos salades.

 

  • Cuisson modérée : L'huile d'olive est stable à la cuisson, mais il est préférable d'éviter les températures très élevées.

 

  • Consommation régulière : Intégrer 2 à 3 cuillères à soupe par jour permet de profiter pleinement de ses bienfaits sur la santé et la longévité.

Conclusion

Les recherches de David Sinclair et d'autres scientifiques montrent que notre mode de vie et notre alimentation ont un impact direct sur notre épigénétique et notre longévité. L'huile d'olive, grâce à ses propriétés uniques, constitue un allié de choix pour protéger notre ADN, activer les sirtuines et ralentir le vieillissement. En l'intégrant quotidiennement à notre alimentation, nous faisons un pas de plus vers une vie longue et en bonne santé !

Inverser les dommages oculaires induits par le glaucome : une étude chez les souris, transposable à l’homme ?

Inverser les dommages oculaires induits par le glaucome : une étude chez les souris, transposable à l’homme ?

En un coup d’oeil
  • L’étude de preuve de concept représente la première tentative réussie d’inverser l’horloge du vieillissement chez les animaux grâce à la reprogrammation épigénétique.
  • Les scientifiques ont activé des gènes embryonnaires pour reprogrammer les cellules de la rétine de souris.
  • L’approche a inversé les lésions oculaires induites par le glaucome chez les animaux.
  • L’approche a également restauré la perte de vision liée à l’âge chez les souris âgées.
  • Les sorts de travail promettent d’utiliser la même approche dans d’autres tissus, organes au-delà des yeux.
  • Le succès ouvre la voie au traitement de diverses maladies liées à l’âge chez l’homme.
Harvard Medical School

Des scientifiques de la Harvard Medical School ont réussi à restaurer la vision chez la souris en remontant le temps sur les cellules oculaires âgées de la rétine pour retrouver la fonction des gènes jeunes.

Le travail de l’équipe, décrit le 2 décembre dans Nature, représente la première démonstration qu’il peut être possible de reprogrammer en toute sécurité des tissus complexes, tels que les cellules nerveuses de l’œil, à un âge plus précoce.

En plus de réinitialiser l’horloge de vieillissement des cellules, les chercheurs ont réussi à inverser la perte de vision chez les animaux atteints d’une maladie imitant le glaucome humain, l’une des principales causes de cécité dans le monde.

Cette réalisation représente la première tentative réussie d’inverser la perte de vision induite par le glaucome, plutôt que de simplement endiguer sa progression, a déclaré l’équipe.

Si elle est reproduite par d’autres études, l’approche pourrait ouvrir la voie à des thérapies visant à promouvoir la réparation des tissus dans divers organes et à inverser le vieillissement et les maladies liées à l’âge chez l’homme.

David Sinclair, PhD, et Yuancheng Lu, PhD

« Notre étude démontre qu’il est possible d’inverser en toute sécurité l’âge de tissus complexes tels que la rétine et de restaurer sa fonction biologique juvénile », a déclaré l’auteur principal David Sinclair, PhD, professeur de génétique à l’Institut Blavatnik de la Harvard Medical School, co-directeur du Paul F. Glenn Center for Biology of Aging Research à HMS et expert du vieillissement.

Sinclair et ses collègues préviennent que les résultats doivent encore être reproduits dans d’autres études, y compris dans différents modèles animaux, avant toute expérience humaine. Néanmoins, ajoutent-ils, les résultats offrent une preuve de concept et une voie vers la conception de traitements pour une gamme de maladies humaines liées à l’âge.

« S’ils sont confirmés par d’autres études, ces résultats pourraient transformer le traitement des maladies de la vision liées à l’âge comme le glaucome et les domaines de la biologie et de la thérapeutique médicale pour la maladie en général », a déclaré Sinclair.

Pour leur travail, l’équipe a utilisé un virus adéno-associé (AAV) comme véhicule pour délivrer dans la rétine de souris trois gènes de restauration de la jeunesse – Oct4, Sox2 et Klf4 – qui sont normalement activés pendant le développement embryonnaire. Les trois gènes, ainsi qu’un quatrième, qui n’a pas été utilisé dans ce travail, sont collectivement connus sous le nom de facteurs Yamanaka.

Le traitement a eu de multiples effets bénéfiques sur l’œil. Premièrement, il a favorisé la régénération nerveuse après une lésion du nerf optique chez les souris dont les nerfs optiques étaient endommagés. Deuxièmement, il a inversé la perte de vision chez les animaux atteints d’une maladie imitant le glaucome humain. Et troisièmement, il a inversé la perte de vision chez les animaux vieillissants sans glaucome.

L’approche de l’équipe est basée sur une nouvelle théorie sur les raisons pour lesquelles nous vieillissons. La plupart des cellules du corps contiennent les mêmes molécules d’ADN mais ont des fonctions très diverses. Pour atteindre ce degré de spécialisation, ces cellules ne doivent lire que les gènes spécifiques à leur type. Cette fonction régulatrice est du ressort de l’épigénome, un système d’activation et de désactivation des gènes selon des schémas spécifiques sans altérer la séquence d’ADN sous-jacente de base du gène.

Cette théorie postule que les changements apportés à l’épigénome au fil du temps amènent les cellules à lire les mauvais gènes et à mal fonctionner, ce qui donne lieu à des maladies liées au vieillissement. L’un des changements les plus importants de l’épigénome est la méthylation de l’ADN, un processus par lequel des groupes méthyles sont ajoutés à l’ADN. Des modèles de méthylation de l’ADN sont établis au cours du développement embryonnaire pour produire les différents types de cellules. Au fil du temps, les modèles de méthylation de l’ADN sont perdus et les gènes à l’intérieur des cellules qui devraient être activés sont désactivés et vice versa, ce qui entraîne une altération de la fonction cellulaire. Certains de ces changements de méthylation de l’ADN sont prévisibles et ont été utilisés pour déterminer l’âge biologique d’une cellule ou d’un tissu.

Pourtant, on ne sait pas si la méthylation de l’ADN entraîne des changements liés à l’âge à l’intérieur des cellules. Dans la présente étude, les chercheurs ont émis l’hypothèse que si la méthylation de l’ADN contrôle effectivement le vieillissement, l’effacement de certaines de ses empreintes pourrait inverser l’âge des cellules à l’intérieur des organismes vivants et les restaurer à leur état antérieur et plus jeune. Des travaux antérieurs avaient réalisé cet exploit dans des cellules cultivées dans des boîtes de laboratoire, mais n’avaient pas réussi à démontrer l’effet sur les organismes vivants.

Les nouvelles découvertes démontrent que l’approche pourrait également être utilisée chez les animaux.

Surmonter un obstacle important

Auteur principal de l’étude,Yuancheng Lu, Ph. D.,chercheur en génétique à HMS et ancien doctorant dans le laboratoire de Sinclair, a mis au point une thérapie génique qui pourrait inverser en toute sécurité l’âge des cellules d’un animal vivant.

Le travail de Lu s’appuie sur la découverte de Shinya Yamanaka, lauréat du prix Nobel, qui a identifié les quatre facteurs de transcription, Oct4, Sox2, Klf4, c-Myc, qui pourraient effacer les marqueurs épigénétiques sur les cellules et ramener ces cellules à leur état embryonnaire primitif à partir duquel elles peuvent se développer en tout autre type de cellule.

Des études ultérieures, cependant, ont montré deux revers importants. Tout d’abord, lorsqu’ils sont utilisés chez des souris adultes, les quatre facteurs Yamanaka pourraient également induire la croissance tumorale, rendant l’approche dangereuse. Deuxièmement, les facteurs pourraient réinitialiser l’état cellulaire à l’état cellulaire le plus primitif, effaçant ainsi complètement l’identité d’une cellule.

Lu et ses collègues ont contourné ces obstacles en modifiant légèrement l’approche. Ils ont abandonné le gène c-Myc et n’ont livré que les trois gènes Yamanaka restants, Oct4, Sox2 et Klf4.  L’approche modifiée a réussi à inverser le vieillissement cellulaire sans alimenter la croissance tumorale ni perdre leur identité.

Thérapie génique appliquée à la régénération du nerf optique

Dans la présente étude, les chercheurs ont ciblé les cellules du système nerveux central car il s’agit de la première partie du corps affectée par le vieillissement. Après la naissance, la capacité du système nerveux central à se régénérer diminue rapidement.

Pour tester si la capacité de régénération des jeunes animaux pouvait être transmise à des souris adultes, les chercheurs ont délivré la combinaison modifiée de trois gènes via un AAV dans les cellules ganglionnaires rétiniennes de souris adultes atteintes de lésions du nerf optique.

Fig. 2 : Régénération des axones après l’écrasement du nerf optique chez les souris âgées ayant reçu un traitement OSK

Pour ce travail, Lu et Sinclair se sont associés à Zhigang He, PhD, professeur de neurologie et d’ophtalmologie HMS à l’hôpital pour enfants de Boston, qui étudie la neuro-régénération du nerf optique et de la moelle épinière.

Le traitement a entraîné une multiplication par deux du nombre de cellules ganglionnaires rétiniennes survivantes après la blessure et une multiplication par cinq de la repousse nerveuse.

« Au début de ce projet, beaucoup de nos collègues ont dit que notre approche échouerait ou serait trop dangereuse pour être utilisée », a déclaré Lu. « Nos résultats suggèrent que cette méthode est sûre et pourrait potentiellement révolutionner le traitement de l’œil et de nombreux autres organes affectés par le vieillissement. »

Inversion du glaucome et de la perte de vision liée à l’âge

Suite aux résultats encourageants chez les souris souffrant de lésions du nerf optique, l’équipe s’est associée à des collègues du Schepens Eye Research Institute of Massachusetts Eye and Ear Bruce Ksander, PhD, professeur agrégé d’ophtalmologie HMS, et Meredith Gregory-Ksander, PhD, professeur adjoint d’ophtalmologie HMS. Ils ont planifié deux séries d’expériences : une pour tester si le cocktail de trois gènes pouvait restaurer la perte de vision due au glaucome et une autre pour voir si l’approche pouvait inverser la perte de vision résultant du vieillissement normal.

Fig. 3 : Bruce Ksander, Ph. D., et Meredith Gregory-Ksander, Ph. D.

Dans un modèle murin de glaucome, le traitement a entraîné une augmentation de l’activité électrique des cellules nerveuses et une augmentation notable de l’acuité visuelle, mesurée par la capacité des animaux à voir des lignes verticales en mouvement sur un écran. Remarquablement, il l’a fait après que la perte de vision induite par le glaucome se soit déjà produite.

« Retrouver la fonction visuelle après la blessure a rarement été démontré par les scientifiques », a déclaré Ksander. « Cette nouvelle approche, qui inverse avec succès de multiples causes de perte de vision chez la souris sans avoir besoin d’une greffe de rétine, représente une nouvelle modalité de traitement en médecine régénérative. »

Le traitement a également fonctionné chez les souris âgées de 12 mois dont la vision diminue en raison du vieillissement normal. Après le traitement des souris âgées, les modèles d’expression génique et les signaux électriques des cellules du nerf optique étaient similaires à ceux des jeunes souris, et la vision a été restaurée.

Lorsque les chercheurs ont analysé les changements moléculaires dans les cellules traitées, ils ont trouvé des schémas inversés de méthylation de l’ADN – une observation suggérant que la méthylation de l’ADN n’est pas un simple marqueur ou un spectateur dans le processus de vieillissement, mais plutôt un agent actif qui le conduit.

« Ce que cela nous dit, c’est que l’horloge ne représente pas seulement le temps, c’est le temps », a déclaré Sinclair. « Si vous remontez les aiguilles de l’horloge, le temps recule également. »

« Actuellement, les stratégies de traitement de nombreuses maladies oculaires liées à l’âge, comme le glaucome, sont axées sur le ralentissement de la progression de la maladie et la préservation de la vision restante du patient. Cette recherche est très prometteuse, car elle pourrait finalement conduire à une nouvelle classe de traitements qui pourraient restaurer une vision déjà perdue », a déclaré Joan W. Miller, MD, chef de l’ophtalmologie au Mass Eye and Ear, Massachusetts General Hospital, et ophtalmologiste en chef au Brigham and Women’s Hospital, et président de l’ophtalmologie et professeur David Glendenning Cogan d’ophtalmologie à la Harvard Medical School.

Les chercheurs ont déclaré que si leurs résultats sont confirmés par d’autres travaux sur les animaux, ils pourraient lancer des essais cliniques dans les deux ans pour tester l’efficacité de l’approche chez les personnes atteintes de glaucome. Jusqu’à présent, les résultats sont encourageants, ont déclaré les chercheurs. Dans la présente étude, un traitement d’un an sur l’ensemble du corps de souris avec l’approche à trois gènes n’a montré aucun effet secondaire négatif.

Parmi les autres auteurs de l’article figurent Benedikt Brommer, Xiao Tian, Anitha Krishnan, Margarita Meer, Chen Wang, Daniel Vera, Qiurui Zeng, Doudou Yu, Michael Bonkowski, Jae-Hyun Yang, Songlin Zhou, Emma Hoffmann, Margarete Karg, Michael Schultz, Alice Kane, Noah Davidsohn, Ekaterina Korobkina, Karolina Chwalek, Luis Rajman, George Church, Konrad Hochedlinger, Vadim Gladyshev, Steve Horvath et Morgan Levine.

Ce travail a été soutenu en partie par une subvention de démarrage et de développement de l’épigénétique de la Harvard Medical School, la Fondation Glenn pour la recherche médicale, Edward Schulak, les National Institutes of Health  et la Fondation Saint-Vincent-de-Paul.

Divulgations pertinentes : David Sinclair est consultant, inventeur de brevets concédés sous licence, membre du conseil d’administration et actionnaire d’Iduna Therapeutics, une société de biosciences de la vie qui développe des thérapies de reprogrammation épigénétique, et consultant non rémunéré de Zymo Research, une société d’outils épigénétiques. Yuancheng Lu, Luis Rajman et Steve Horvath sont actionnaires d’Iduna Therapeutics. George Church et Noah Davidsohn sont les cofondateurs de Rejuvenate Bio. D’autres divulgations de Sinclair et de Church sont à http://arep.med.harvard.edu/gmc/tech.html et https://genetics.med.harvard.edu/sinclair/people/sinclair-other.php.

À propos de la Harvard Medical School

La Harvard Medical School compte plus de 11 000 professeurs travaillant dans les 11 départements de sciences fondamentales et sociales composant l’Institut Blavatnik et dans les 15 hôpitaux universitaires et instituts de recherche affiliés à Harvard : Beth Israel Deaconess Medical Center, Boston Children’s Hospital, Brigham and Women’s Hospital, Cambridge Health Alliance, Dana-Farber Cancer Institute, Harvard Pilgrim Health Care Institute, Hebrew SeniorLife,  Joslin Diabetes Center, Judge Baker Children’s Center, Massachusetts Eye and Ear/Schepens Eye Research Institute, Massachusetts General Hospital, McLean Hospital, Mount Auburn Hospital, Spaulding Rehabilitation Network et VA Boston Healthcare System.

À propos de Mass Eye and Ear

Massachusetts Eye and Ear, fondé en 1824, est un centre international de traitement et de recherche et un hôpital universitaire de la Harvard Medical School. Membre de Mass General Brigham, Mass Eye and Ear se spécialise en ophtalmologie (soins oculaires) et en oto-rhino-laryngologie – chirurgie de la tête et du cou (soins des oreilles, du nez et de la gorge). Les cliniciens de Mass Eye and Ear fournissent des soins allant de la routine au très complexe. Abritant également la plus grande communauté de chercheurs en audition et en vision au monde, les scientifiques de Mass Eye and Ear ont pour mission de découvrir la biologie de base des affections sous-jacentes affectant les yeux, les oreilles, le nez, la gorge, la tête et le cou et de développer de nouveaux traitements et remèdes. Dans l’enquête 2020-2021 sur les meilleurs hôpitaux, U.S. News & World Report a classé Mass Eye and Ear #4 dans le pays pour les soins oculaires et #6 pour les soins des oreilles, du nez et de la gorge. Pour plus d’informations sur les soins et la recherche qui changent la vie à Mass Eye and Ear, visitez notre blog, Focus, et suivez-nous sur Instagram, Twitter et Facebook.

À propos du département d’ophtalmologie de la Harvard Medical School

Le département d’ophtalmologie de la Harvard Medical School  est l’un des principaux et des plus grands départements universitaires d’ophtalmologie du pays. Composé de neuf affiliés (Massachusetts Eye and Ear, qui abrite le Schepens Eye Research Institute ; Hôpital général du Massachusetts ; Hôpital Brigham and Women’s ; Hôpital pour enfants de Boston ; Centre médical Beth Israel Deaconess ; Centre du diabète Joslin/Institut ophtalmologique Beetham ; le système de santé des anciens combattants de Boston ; le système de santé des anciens combattants du Maine ; et Cambridge Health Alliance) et plusieurs partenaires internationaux, le département s’appuie sur les ressources d’une équipe mondiale pour poursuivre un objectif unique : éradiquer les maladies cécitantes afin que tous les enfants nés aujourd’hui puissent les voir tout au long de leur vie. Officiellement créé en 1871, le département s’engage à remplir sa triple mission : fournir des soins cliniques de premier ordre, mener des recherches transformationnelles et offrir une formation de classe mondiale aux leaders de demain en ophtalmologie.

NATURE, 588,124-129 (2020) 

Reprogramming to recover youthful epigenetic information and restore vision

Yuancheng LuBenedikt BrommerXiao TianAnitha KrishnanMargarita MeerChen WangDaniel L. VeraQiurui ZengDoudou YuMichael S. BonkowskiJae-Hyun YangSonglin ZhouEmma M. HoffmannMargarete M. KargMichael B. SchultzAlice E. KaneNoah DavidsohnEkaterina KorobkinaKarolina ChwalekLuis A. RajmanGeorge M. ChurchKonrad HochedlingerVadim N. GladyshevSteve HorvathMorgan E. LevineMeredith S. Gregory-KsanderBruce R. KsanderZhigang He & David A. Sinclair 

Le lien entre le microbiote et le glaucome – maladie oculaire caractérisée par des dommages progressifs du nerf optique

Le lien entre le microbiote et le glaucome – maladie oculaire caractérisée par des dommages progressifs du nerf optique

Le lien entre le microbiote et le glaucome

Le microbiote, souvent appelé notre « deuxième cerveau », est un ensemble complexe de micro-organismes vivant dans notre corps, principalement dans notre intestin. Ces milliards de bactéries, virus et autres microbes jouent un rôle crucial dans notre santé globale. Récemment, les scientifiques ont commencé à explorer des liens fascinants entre le microbiote et diverses maladies, y compris le glaucome, une maladie oculaire grave qui peut entraîner la cécité. Dans cet article, nous allons explorer comment le microbiote pourrait influencer le développement et la progression du glaucome.

Qu’est-ce que le glaucome?

Le glaucome est une maladie oculaire caractérisée par des dommages progressifs au nerf optique, souvent associés à une pression intraoculaire élevée. Il existe plusieurs types de glaucome, mais le plus courant est le glaucome à angle ouvert. Si elle n’est pas traitée, cette condition peut entraîner une perte de vision irréversible.

Le microbiote intestinal et la santé oculaire

Le microbiote intestinal joue un rôle clé dans le maintien de notre santé en régulant le système immunitaire, en aidant à la digestion et en produisant des vitamines essentielles. Mais comment ces micro-organismes peuvent-ils influencer la santé de nos yeux? Les recherches suggèrent que le microbiote pourrait affecter les voies inflammatoires et immunitaires dans le corps, y compris celles qui touchent les yeux.

Les études récentes

Des études récentes ont commencé à établir des liens entre le microbiote intestinal et le glaucome. Par exemple, des chercheurs ont découvert que les patients atteints de glaucome ont souvent un microbiote intestinal différent de celui des personnes en bonne santé. Ces différences peuvent influencer la manière dont le système immunitaire réagit aux dommages du nerf optique.

Certains déséquilibres dans le microbiote intestinal pourraient être associés à une inflammation systémique accrue, ce qui pourrait exacerber les dommages au nerf optique chez les patients atteints de glaucome. De plus, des essais sur des modèles animaux ont montré que la modification du microbiote intestinal par des probiotiques ou des régimes alimentaires spécifiques pourrait potentiellement réduire la progression du glaucome.

Une étude intéressante sur le lien entre le microbiote intestinal et le glaucome publiée dans la revue « Investigative Ophthalmology & Visual Science ». L’étude, menée par Shida Chen et ses collègues du Centre ophtalmique Zhongshan à Guangzhou, en Chine, étudie la composition du microbiote intestinal et les changements métabolomiques associés chez les patients atteints de glaucome primaire à angle ouvert.

Les chercheurs ont prélevé des échantillons de matières fécales et de sang de 50 patients atteints de glaucome et de 50 témoins sains. L’étude a révélé que les patients atteints de glaucome avaient une diversité de microbiote intestinal inférieure à celle des témoins sains. Plus précisément, ils ont observé une augmentation de Fusobacteriia et une diminution de Clostridia et de Bacilles, y compris des niveaux plus faibles de Ruminococcaceae et de Pasteurellaceae. De plus, l’analyse métabolomique a révélé des niveaux plus élevés d’acides gras à chaîne courte dans les échantillons fécaux et sanguins de patients atteints de glaucome (ARVO Journals).

Cette recherche met en évidence le rôle potentiel du microbiote intestinal dans la pathogenèse du glaucome et suggère que des altérations du microbiote intestinal et de leurs métabolites pourraient être liées au développement et à la progression de cette maladie oculaire.

Pour plus d’informations, vous pouvez vous référer à l’étude intitulée « Microbiote intestinal et changement métabolomique associé dans le glaucome primaire à angle ouvert », publiée dans le numéro de juin 2020 de la revue (ARVO Journals).

Le rôle des probiotiques

Les probiotiques, qui sont des suppléments contenant des bactéries bénéfiques, pourraient jouer un rôle dans la gestion du glaucome. Bien que la recherche soit encore préliminaire, certains essais cliniques suggèrent que les probiotiques pourraient aider à rétablir un équilibre sain du microbiote, réduisant ainsi l’inflammation et peut-être même la pression intraoculaire.

Vers un avenir prometteur

Bien que le lien entre le microbiote et le glaucome soit encore un domaine de recherche émergent, les résultats initiaux sont prometteurs. Comprendre comment les bactéries intestinales influencent notre santé oculaire pourrait ouvrir de nouvelles avenues pour la prévention et le traitement du glaucome. À mesure que la recherche progresse, il est possible que des thérapies basées sur la modulation du microbiote deviennent une partie intégrante de la gestion du glaucome.

Conclusion

Le microbiote intestinal est un acteur crucial de notre santé globale, et son influence s’étend peut-être jusqu’à nos yeux. Les découvertes récentes sur le lien entre le microbiote et le glaucome offrent de nouvelles perspectives passionnantes pour la compréhension et le traitement de cette maladie oculaire dévastatrice. Il est essentiel de continuer à soutenir et à suivre cette recherche pour développer des approches innovantes et efficaces pour protéger notre vision.

Pour en savoir plus sur le lien probable entre le  glaucome et le microbiote intestinal ….

The ocular microbiome and microbiota and their effects on ocular surface pathophysiology and disorders.

Aragona P, Baudouin C, Benitez Del Castillo JM, Messmer E, Barabino S, Merayo-Lloves J, Brignole-Baudouin F, Inferrera L, Rolando M, Mencucci R, Rescigno M, Bonini S, Labetoulle M.Surv Ophthalmol. 2021 Nov-Dec;66(6):907-925. doi: 10.1016/j.survophthal.2021.03.010. Epub 2021 Apr 2.

Current Evidence on the Ocular Surface Microbiota and Related Diseases.

Petrillo F, Pignataro D, Lavano MA, Santella B, Folliero V, Zannella C, Astarita C, Gagliano C, Franci G, Avitabile T, Galdiero M.Microorganisms. 2020 Jul 13;8(7):1033. doi: 10.3390/microorganisms8071033.

The Ocular Microbiome: Molecular Characterisation of a Unique and Low Microbial Environment.

Ozkan J, Willcox MD.Curr Eye Res. 2019 Jul;44(7):685-694. doi: 10.1080/02713683.2019.1570526. Epub 2019 Feb 4.

The microbiome and ophthalmic disease.

Baim AD, Movahedan A, Farooq AV, Skondra D.Exp Biol Med (Maywood). 2019 Apr;244(6):419-429. doi: 10.1177/1535370218813616. Epub 2018 Nov 21.

Characterization of the normal microbiota of the ocular surface.

Willcox MD.Exp Eye Res. 2013 Dec;117:99-105. doi: 10.1016/j.exer.2013.06.003. Epub 2013 Jun 22

L’huile d’olive et le microbiote : une alliance bénéfique pour la santé.

L’huile d’olive et le microbiote : une alliance bénéfique pour la santé.

L’huile d’olive, un pilier de la cuisine méditerranéenne, est bien connue pour ses nombreux bienfaits pour la santé, notamment ses effets anti-inflammatoires et cardioprotecteurs. Cependant, une facette moins explorée de cette huile précieuse est son influence sur le microbiote intestinal. Dans cet article, nous allons plonger dans les effets de l’huile d’olive sur notre microbiote et comprendre pourquoi cette alliance est bénéfique pour notre santé globale.

Qu’est-ce que le Microbiote Intestinal ?

Le microbiote intestinal désigne l’ensemble des micro-organismes qui résident dans notre tractus gastro-intestinal. Ce vaste écosystème, composé de bactéries, virus, champignons et autres microbes, joue un rôle crucial dans la digestion, la synthèse de vitamines, la protection contre les pathogènes et la modulation de notre système immunitaire.

Comment l’Huile d’Olive Influence le Microbiote

1.  Effet Prébiotique : Les polyphénols de l’huile d’olive peuvent agir comme des prébiotiques, c’est-à-dire qu’ils favorisent la croissance des bactéries bénéfiques dans l’intestin. Ces composés sont métabolisés par les bactéries intestinales, produisant ainsi des métabolites bénéfiques comme les acides gras à chaîne courte (AGCC), qui sont essentiels pour la santé intestinale et globale.

2. Réduction des Inflammations : Les propriétés anti-inflammatoires de l’huile d’olive peuvent aider à réduire l’inflammation intestinale. Une inflammation chronique peut perturber l’équilibre du microbiote, favorisant la croissance de bactéries pathogènes au détriment des bactéries bénéfiques. En réduisant l’inflammation, l’huile d’olive contribue à maintenir un microbiote équilibré et sain.

3. Modulation de la Diversité Microbienne : La consommation régulière d’huile d’olive peut augmenter la diversité microbienne intestinale, un indicateur clé d’un microbiote sain. Une plus grande diversité microbienne est associée à une meilleure santé métabolique et immunitaire.

Études et Recherches

Des études récentes ont montré que les personnes suivant un régime riche en huile d’olive présentent une composition microbienne plus favorable par rapport à celles consommant d’autres types de graisses. Par exemple, une étude publiée dans le Journal of Nutritional Biochemistry a révélé que les polyphénols de l’huile d’olive augmentaient les niveaux de Lactobacillus et de Bifidobacterium, deux genres bactériens bénéfiques.

Une huile sicilienne, produite par Sergio Caseli, s’est revélé être très riche en polyphénols :

Olio Iolanda

https://www.olio-iolanda.com

Conseils pour Intégrer l’Huile d’Olive dans Votre Régime

1.  Utilisation Quotidienne : Utilisez l’huile d’olive comme principal corps gras pour la cuisson et l’assaisonnement. Elle est idéale pour les salades, les légumes rôtis et les marinades.

2. Consommation Modérée : Bien que bénéfique, il est important de consommer l’huile d’olive avec modération en raison de sa densité calorique élevée.

3. Choix de Qualité : Optez pour de l’huile d’olive extra vierge de bonne qualité, de préférence pressée à froid, pour maximiser les bénéfices pour le microbiote.

Conclusion

L’huile d’olive ne se contente pas de rehausser la saveur de nos plats ; elle joue également un rôle crucial dans le maintien de notre santé intestinale. En favorisant un microbiote équilibré et diversifié, cette huile précieuse contribue à notre bien-être général. Intégrer l’huile d’olive dans votre alimentation quotidienne est une étape simple mais efficace pour soutenir votre microbiote et, par extension, votre santé globale.

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